programme

Séances Tapis, Coussins et vidéos à la chapelle Fromentin.
Toutes les séances de 18h sont en présence des réalisateurs, avec une rencontre qui suit la diffusion.

Samedi 30 juin

14h // Guido van der Werve

The Rocket Movie

(Pays-Bas • 2000 • 4 mn 10 • couleur)

En mission spatiale, van der Werve tente une aventure de conquérant de l'espace. Mais seule son image captée dans un moniteur vidéo semble être du voyage. Encore une fois la conquête du ciel échouera...

The Walking Pigeon

(Pays-Bas • 2001 • 1 mn 45 • couleur)

Une étrange apparition humaine est traînée par elle-même le long d'un sentier. Sa tête et ses pieds sont reliés par une construction attachée à son dos, la tête suivant le mouvement des pieds. Un drôle d'oiseau qui hésite quant à la direction à prendre.

Nummer twee (Just because I'm standing there doesn't mean that I want to)

(Pays-Bas • 2003 • 3 mn 10 • couleur)

Nummer twee commence par une cascade : l'artiste est renversé par une voiture dans la rue. L'image s'arrête puis nous embarquons pour un pays imaginaire. Un fourgon de C.R.S emprunte la rue et cinq graciles ballerines improvisent un ballet autour de la victime.

Nummer drie (Take, Step, Fall)

(Pays-Bas • 2004 • 10 mn 40 • couleur)

Avec leur tutu, leurs gestes élégants et aériens, mais formatés par les codes de la danse, les ballerines incarnent une candeur qui semble ne pas appartenir à ce monde. Elles tournent, virevoltent, tendent bras au ciel et pointent le bout des pieds, nous faisant oublier les tracas de la vie.

Nummer vier (I don't want to get involved in this, I don't want to be part of this, talk me out of it)

(Pays-Bas • 2005 • 11mn 50 • couleur)

Nummer vier présente une forme contemporaine du spleen mêlée à la sobriété néerlandaise. Un homme joue au piano sur un radeau flottant au milieu d'un lac, un chœur et un orchestre traversent ce même lac sur une péniche en jouant un requiem, un homme tombe dans l'eau depuis le ciel... Quelques clés de réflexion sur notre rapport à la nature, à la beauté, à la vie et à la mort.

Nummer vijf (b) (And I like my broken dreams)

(Pays-Bas • 2006 • 3 mn 15 • couleur)

Cinq chanteurs entonnent de concert au milieu d'un champs verdoyant : «He's got the whole wide world in his hands» (il tient le monde entier entre ses mains), tandis qu'en arrière-plan, l'artiste s'emploie à «tenir» le monde dans ses mains sur l'image alors retournée. De manière absurde, l'artiste rend compte de l'impossibilité à mener son existence, à la tenir «entre ses mains».

Nummer zes (Steinway grand piano. Wake me up to go to sleep and all the colours of the rainbow)

(Pays-Bas • 2006 • 17 mn 10 • couleur)

Des souvenirs sensibles qui remontent à l'enfance... Nous découvrons Guido van der Werve assis à son piano, chez lui, immergé dans ses pensées, tandis qu'une voix off raconte l'histoire des grands pianos Steinway & Sons...

Nummer zeven (The clouds are more beautiful from above)

(Pays-Bas • 2006 • 8 mn 50 • couleur)

Apparaissent progressivement la Voie Lactée puis la Terre, enfin le réalisateur chez lui en train de fabriquer une fusée. Méticuleusement, tous les composants sont assemblés et la fusée une fois montée est transportée à l'orée d'un bois. Ainsi érigée elle paraît prête au décollage, jusqu'au moment où elle «explose». Encore une tentative de quitter la Terre qui vient d'échouer.

haut de page

18h // Régine Chopinot

WHA - la capture

(France • 2007 • 52 mn • couleur)

Réalisation : Régine Chopinot et Sibylle Stürmer / Interprétation : John Bateman, Régine Chopinot, Virginie Garcia, Frédéric Werlé, Duke Wilburn, Jean Michel Bruyère

WHA est un attentat, un bâton de dynamite plongé dans le vocabulaire de la danse contemporaine. WHA déborde d'énergie joyeuse. C'est un foisonnement de ruche, un trop-plein d'actions sans cesse renouvelées, apparues, disparues dans un vertige, sans fin, sans but, évanouies, abandonnées en leur état de simple possibilité. Tout n'est que dépense et d'ébauche d'énergie, jets et rejets instantanés, sans retenue ni ambition de résultat. WHA est une pièce sans chorégraphie. Les danseurs se laissent traverser par des gestes, des postures, s'y consacrent quelques secondes. Et pourtant, il y a de la mémoire chorégraphique dans leur corps et dans l'espace qu'ils mettent en jeu. C'est par leur propre histoire que les performeurs renouent avec les univers des archétypes.

«Nous avons choisi de tourner avec 12 caméras de surveillance en simultané. Leur petite taille fait qu'elles sont à l'image invisibles les unes aux autres. Nous multiplions les axes, nous réalisons 12 prises en une seule. (...) L'installation une fois faite, trois jours de répétitions permettent de tester et parfaire le dispositif de capture. Suivent alors deux jours de tournage en temps réel ; la pièce est interprétée deux fois dans sa durée et au plus près de son esprit. Compte tenu de la dépense d'énergie exigée de chacun des interprètes, nous choisissons de ne faire et de n'enregistrer qu'une seule prise intégrale par jour. Mais grâce aux multi-caméras, deux prises deviennent 24 prises et nous disposons donc d'une quantité d'images satisfaisant amplement aux besoins du montage le plus sophistiqué.» Régine Chopinot

haut de page

24h // Semiconductor

Retropolis

(GB • 1999 • 4 mn 40 • couleur)

Retropolis est une ville où la poussière ne s'installe jamais et où les dernières ampoules de lumière se battent pour survivre. Transformant Londres en un paysage de science-fiction, un voyage rapide nous fait traverser un univers de chaos, accompagné par une bande-son chargée d'électricité.

New Antics

(GB • 2000 • 4 mn 30 • couleur)

Des formes simples de vie.

Dat Politics

(GB • 2000 • 4 mn 40 • couleur)

Le monde le plus énorme jamais construit par le son. La genèse déconstruite en une ligne assemblée de codes typographiques.

Linear

(GB • 2001 • 5 mn 30 • couleur)

Des compositions de lignes qui s'entrecoupent, oscillent, vibrent sur les variations sonores musicalement électrifiées..

Múm

(GB • 2002 • 4 mn 30 • couleur)

Green Grass of Tunnel est un clip réalisé pour le groupe islandais Múm. Inspirée par le terrain fertile de cette mystérieuse île, la musique revisite le phare et la vallée où vivent les musiciens.

The Sound of Microclimates

(GB • 2004 • 8 mn 20 • couleur)

The Sound of Microclimates révèle des images et des sons de phénomènes climatiques inhabituels dans le Paris d'aujourd'hui. Ici l'architecture s'est entrelacée avec les processus naturels formant les paysages. Chaque intervention a sa propre fréquence sonore et permet une «narration» unique en fonction de chaque lieu.

All the Time in the World

(GB • 2005 • 4 mn 40 • couleur)

Présenté comme un docu-fiction, All the Time in The World parcourt les millions d'années qui ont donné forme au paysage en jouant sur la vitesse du son. Semiconductor a réanimé le paysage épique de Northumbria grâce aux archives du BGS (Centre géologique britannique) d'Edinbourg. Les données des perturbations sismiques ont ainsi été converties en données sonores et utilisées pour révéler les changements géologiques.

Acousticity

(GB • 2006 • 3 mn • couleur)

À travers plusieurs excursions autour de la capitale tchèque, Semiconductor a photographié et enregistré des prises de vues et de sons, reliant les environs et ses usines au fameux centre ville médiéval. Chaque partie du film est contrôlée et animée par le son enregistré in situ au moment de la prise des images, créant ainsi une véritable connexion physique entre le son et les images.

Brilliant Noise

(GB • 2006 • 6 mn • couleur)

Brillant Noise nous nous fait voyager à travers les données de l'astronomie solaire. Après avoir passé au crible des centaines de milliers de fichiers informatiques, Semiconductor a rassemblé quelques unes des plus belles vues du soleil. Ces images ont été prises dans leur forme la plus brute mettant en évidence les particules énergiques et le vent solaire tels une pluie de bruits blancs. La plupart de ces images ont été recueillies sur un seul instantané par l'intermédiaire des satellites de la Terre.

haut de page

Dimanche 1er juillet

14h // Joseph Beuys

I Like America, and America Likes Me

(Lorraine Senna • Allemagne • 1974 • 35 mn)

L'action I like America and America likes Me, documenté par ce film, s'est déroulé du 23 au 25 mai 1974 à la galerie René Block de New York. Dès son arrivé à l'aéroport John F. Kennedy, Joseph Beuys est enveloppé dans une couverture de feutre et transporté en ambulance à la galerie. Un coyote l'y attend dans un espace grillagé. Beuys passera quelques jours et quelques nuits avec lui, le public pouvant à tout moment l'observer à travers le grillage. Outre la couverture de feutre, il utilise divers accessoires : un bâton de marche, un triangle, une lampe de poche, des gants et, chaque jour, cinquante nouveaux exemplaires du Wall Street Journal. L'action terminée, Beuys repart à l'aéroport dans les mêmes conditions qu'à l'aller.

Intervention de Joseph Beuys

(Muriel Anssens et Gilbert Perlein • France • 1984 • 22 mn)

Intervention de Joseph Beuys lors du vernissage de son exposition au Musée de Calais. Pour dépasser les faux antagonismes (capitalisme/socialisme-esthétique/non esthétique), Joseph Beuys propose une conception élargie et symbiotique de l'art et de la politique.

haut de page

18h // Christoph Girardet

Catch (co-réalisé avec Matthias Müller)

(Allemagne • 2005 • 1 mn • couleur)

Une collection d'images du ciel : nuages de crépuscule, ciel déchiré, sans limites. Une sphère impalpable que seul l'œil peut saisir.

Enlighten

(Allemagne • 2000 • 5 mn 10 • couleur et n&b)

Des scènes de tonnerre et d'éclairs dont l'organisation en de très courtes séquences, entrecoupées d'images au noir, crée des correspondances avec notre perception physique des éclairs.

Blinded

(Allemagne • 2000 • 2 mn • couleur)

«Oh - oh! I begin to see - the light!» (Oh - oh ! Je commence à voir - la lumière !). L'image s'éclaircit de plus en plus, les mots deviennent de moins en moins lisibles, au point de disparaître.

Release

(Allemagne • 1996 • 9 mn 30 • n&b)

Quatre prises de vue montrant Fay Wray dans la scène du sacrifice de King Kong (1933) sont disséquées en fragments et répétées une centaine de fois, opérant des changements infimes au cours de très brefs intervalles de temps. La séquence accélérée crée un nouvel enchaînement, d'avantage organique. Le montage haché et la bande-son, à la fois synthétique et archaïque, rendent la séquence d'origine plus intense, la transformant en une obsession de destruction.

Half Second Hand

(Allemagne • 1998 • 7 mn • couleur)

Une main tente de s'agripper à la terre. Un fragment de cette séquence est répétée en continue sur un rythme haché, agité, d'une demi seconde, traçant une rotation de 90 degré, toujours dans le sens des aiguilles d'une montre à chaque nouveau plan et se poursuivant différemment à chaque fois. La rapidité de la rotation crée une esthétique insensée, comme la main qui, sans emprise, se raccroche irrépressiblement au vide.

Scratch

(Allemagne • 2001 • 4 mn 45 • couleur et n&b)

Une succession de tourne-disques et de gramophones issus de vieux films en noir et blanc. Les bandes-son originales sont remplacées par les bruits de frottements des disques sur ces appareils désuets.

Pianoforte

(Allemagne • 2007 • 6 mn • couleur et n&b)

Des pianos en 88 prises de vues, sous l'angle du clavier. À travers un montage rigoureux, quasi stroboscopique, l'action ainsi que la bande-son des scènes d'origine ont été totalement déconstruites. Le nouveau montage chargé d'une symbolique émotionnelle puissante inhérente au cinéma oscille entre une vue analytique et un caractère hypnotique, entre distance et séduction.

60 Seconds (Analog)

(Allemagne • 2002 • 1 mn • couleur et n&b )

60 images de cadrans de montres et d'horloges ; 60 situations en mouvement. Un temps linéaire dans un espace déconstruit.

Absence

(Allemagne • 2002 • 8 mn 30 • n&b)

À travers de lents fondus enchaînés, des boucles d'images cristalisant l'absence sont projetées dans une lumière blanche. La plupart des images proviennent de séries en noir et blanc, dont L'Homme invisible. Cet agencement participe à la mise en place d'une énigme en regard du phénomène de disparition.

Phoenix Tapes / # 6 Necrologue (co-réalisé avec Matthias Müller)

(Allemagne • 1999 • 2 mn 40 • couleur • Beta SP)

Le mouvement figé et silencieux d'un unique plan d'une femme plongée dans un état entre le rêve et la mort, entre l'agonie et l'apathie.

haut de page

24h // George Barber

Branson

(GB • 1984 • 1 mn • couleur)

L'idée qui préside au film Branson vient d'une interview du grand entrepreneur et de son habitude irrépressible à entrecouper son discours de 'hums'. L'artiste transforme ce défaut de prononciation en une recherche rythmique.

Yes Franck no smoke

(GB • 1985 • 6 mn • couleur)

Barber déconstruit ici deux films Blue Lagoon et The Deep, pillant des extraits qui, une fois remontés, constituent une nouvelle totalité filmique. L'utilisation rusée des directions et jeux de regards, de la répétition de dialogues, des moments d'angoisse et des coups d'œil hors champ crée un sous-texte, celui de la paranoïa et de l'anxiété.

What's That Sound?

(GB • 1989-2004 • 5 mn • couleur)

«L'idée de cette œuvre est d'utiliser le nœud d'une action dramatique et de parvenir à ce moment particulier de la narration durant lequel les personnages se démènent pour finalement entendre le son du bateau de sauvetage. (...) Une expérience esthétique qui laisse en proie à un sentiment étrange et fascinant et qui exige, à l'instar des personnages à l'écran, de tendre l'oreille et d'écouter.» George Barber.

Absence of Satan

(GB • 1995 • 6 mn 50 • couleur)

Absence of Satan est une tentative de reconstruction à partir d'un mauvais film hollywoodien. Une tentative de transformer un déchet culturel et de lui donner une forme nouvelle - à laquelle le réalisateur d'origine n'aurait jamais pensé. À travers ces images collectées et remontées, l'attention du spectateur se concentre sur la narration composée de bribes de phrases qui, une fois reliées entre elles ressemblent au refrain d'une chanson pop.

2001 Colours Andy Never Thought of

(GB • 1996 • 6 mn • couleur)

Icône de l'icône : l'image colorisée post moderne de Marylin Monroe d'Andy Warhol revue par l'esthétique scratch de George Barber. L'image de Warhol se transforme : les couleurs apparaissent, se modifient, s'additionnent, se soustraient, se mélangent, dégoulinent, glissent, repassent sur le visage, parcourant le spectre dans son entier pour engendrer une image nouvelle.

The Weather

(GB • 1995 • 1 mn 28• couleur)

Barber met en scène un présentateur météo de télé qui annonce son palpitant bulletin météo. L'acteur Brian Hickey réussit une hilarante parodie d'un présentateur météo dans un film qui nous rappelle combien ce type d'informations est maniéré.

Withdrawal

(GB • 1995 • 4 mn 50 • couleur)

Fabriquées à partir d'un ordinateur, les images d'une famille encadrée dans un paysage se modifient légèrement et entraînent la disparition d'éléments de décor et des personnages à chaque nouveau plan.

Upside Down Minutiae

(GB • 2002 • 4 mn • couleur)

Suspendus par les pieds, la tête à l'envers, des volontaires circulent dans les rues de Londres et (re)découvrent la ville sous un autre angle. Une promenade insolite à travers laquelle les participants nous livrent leurs impressions. De multiples petits détails jamais observés auparavant s'offrent à leur regard neuf.

Shouting Match

(GB • 2004 • 11 mn • couleur)

Plusieurs participants se confrontent à la puissance de leur voix, celle-ci détermine la durée de leur présence à l'écran. Une expérience qui se révèle très proche de la manière dont nous nous exprimons dans la vie de tous les jours. En d'autres termes sans aucun calme.

Car Painting

(GB • 2006 • 7 mn • couleur)

Un homme arrive en fourgonnette et se gare sur le bas-côté de la chaussée. Il sort plusieurs pots de peinture de couleurs différentes et se met à en jeter le contenu sur la route. Naturellement, les automobilistes tentent d'éviter les grandes flaques de couleurs. C'est ainsi que le jeu de la circulation se met à répandre la peinture à travers la chaussée à double voie pour créer une peinture abstraite.

TV as a Rock

(GB • • mn • couleur)

Encore une pièce de scratch vidéo qui se concentre sur six ou sept expressions américaines insipides, qui, répétées indéfiniment, se vident de leur sens.

haut de page

Lundi 2 juillet

14h // Andrew Kötting

In the Wake of a Deadad

(GB • 2007 • 61 mn • couleur)

C'est une puissante et inquiétante réflexion sur la mort du père que souligne le titre, par cette jolie et maligne accolade, Deadad. Un voyage rempli de souvenirs intimes, d'histoires cachées, qui parlent autant de la perte que de retrouvailles. Tout au long de ce voyage, Andrew Kötting transporte deux énormes poupées gonflables à l'effigie de son père et de son grand-père. Comme de gigantesques pierres tombales, ils visitent ensemble les endroits clés qui ont marqué leur vie. In the Wake of a Deadad est un étrange road movie à la fois comique et mélancolique, un autel à la mémoire du père qui explore les limites du système patriarcal et exorcise une relation difficile.

haut de page

18h // Miranda Pennell

Tattoo

(GB • 2001 • 9 mn • n&b)

Les arbres, les insectes et les oiseaux sont spectateurs de l'invasion de la nature par une troupe de soldats égarés. Rompant la tranquillité d'un paysage de la campagne anglaise, le régiment entame une démonstration sans fin. Tattoo révèle le sens esthétique des exercices militaires exécutés par l'infanterie légère de l'armée britannique écrasée par le paysage.

Human Radio

(GB • 2002 • 9 mn • n&b)

Été 2001, Londres. La réalisatrice place une petite annonce à la recherche de danseurs de salon qui aiment danser à la maison. En privé, une fois les portes de chez eux fermées, ils se laissent aller à un moment d'intimité et d'abandon. Le film qui en découle est une galerie de portraits, tous plus sensibles les uns que les autres.

Magnetic North

(GB / Finlande • 2003 • 9 mn • couleur)

Une illustration énigmatique des aspirations et des fantasmes de l'adolescence, sur fond de paysages enneigés, dans une petite ville de Finlande. Une jeune fille patine et glisse sur un lac gelé, tandis qu'un jeune homme se donne un air de rocker avec sa guitare électrique, au milieu de sa chambre. La musique, les mouvements et déplacements, les paysages s'entrelacent afin d'évoquer le monde imaginaire et désirant des adolescents.

Fisticuffs

(GB • 2004 • 11 mn • couleur)

Six acteurs cognent, frappent et luttent dans un pub de l'Est sauvage de Londres. Cette violence semble n'avoir aucune conséquence, les corps des acteurs sont comme du caoutchouc, aussi invulnérables que dans les séries de western qui ont inspiré ce film. Une approche formelle du cadrage et du montage garantit que le spectateur est rendu conscient de la nature chorégraphique de la violence. «Entre surréel et réel, ce travail est riche de contradictions : c'est à la fois une parodie des films d'actions et une peinture pince-sans-rire d'une réalité sociale propre à la tradition des pubs anglais.» Raymond Bellour

You made me love you

(GB • 2005 • 4 mn • couleur)

«Cette vidéo est construite autour d'une ligne de force, un concept rigoureux qui crée de multiples mouvements, des chevauchements et de surprenantes révélations, tandis que la bande son ménage des moments de tension sourde alternée avec le piétinement des danseuses. Un bruit d'autant plus confus qu'on ne voit pas les pieds à l'image. Quelques minutes durant lesquelles nous percevons la richesse de ces portraits aussi étranges que touchants : vingt et un visages "faisant l'amour à la caméra".» Dirk Schaefer

Drum Room

(GB • 2007 • 15 mn • couleur)

Étrange bâtiment aux larges espaces vides, suite de pièces au confort moderne jusqu'à la découverte d'une salle exclusivement remplie de batteries. Une chorégraphie surprenante et originale de jeunes musiciens en herbe qui apprennent collectivement à jouer en solo. Le décalage entre ces corps habités par le rythme d'une musique que nous ne pouvons entendre est subtilement drôle et tout à fait fascinant.

haut de page

Mardi 3 juillet

14h // Régine Chopinot

WHA - la capture

(France • 2007 • 52 mn • couleur)

Réalisation : Régine Chopinot et Sibylle Stürmer / Interprétation : John Bateman, Régine Chopinot, Virginie Garcia, Frédéric Werlé, Duke Wilburn, Jean Michel Bruyère

WHA est un attentat, un bâton de dynamite plongé dans le vocabulaire de la danse contemporaine. WHA déborde d'énergie joyeuse. C'est un foisonnement de ruche, un trop-plein d'actions sans cesse renouvelées, apparues, disparues dans un vertige, sans fin, sans but, évanouies, abandonnées en leur état de simple possibilité. Tout n'est que dépense et d'ébauche d'énergie, jets et rejets instantanés, sans retenue ni ambition de résultat. WHA est une pièce sans chorégraphie. Les danseurs se laissent traverser par des gestes, des postures, s'y consacrent quelques secondes. Et pourtant, il y a de la mémoire chorégraphique dans leur corps et dans l'espace qu'ils mettent en jeu. C'est par leur propre histoire que les performeurs renouent avec les univers des archétypes.

«Nous avons choisi de tourner avec 12 caméras de surveillance en simultané. Leur petite taille fait qu'elles sont à l'image invisibles les unes aux autres. Nous multiplions les axes, nous réalisons 12 prises en une seule. (...) L'installation une fois faite, trois jours de répétitions permettent de tester et parfaire le dispositif de capture. Suivent alors deux jours de tournage en temps réel ; la pièce est interprétée deux fois dans sa durée et au plus près de son esprit. Compte tenu de la dépense d'énergie exigée de chacun des interprètes, nous choisissons de ne faire et de n'enregistrer qu'une seule prise intégrale par jour. Mais grâce aux multi-caméras, deux prises deviennent 24 prises et nous disposons donc d'une quantité d'images satisfaisant amplement aux besoins du montage le plus sophistiqué.» Régine Chopinot

haut de page

18h // Jerœn Kooijmans

Pilot

(Pays-Bas • 1998 • 1 mn 50 • couleur)

Un avion au loin dans le ciel exécute un looping au-dessus de la ville avant de reprendre tranquillement le chemin de l'aéroport. Les images de Jeroen Kooijmans s'amusent de la réalité et captent des instants d'invraisemblance insinuant en nous le doute : ce que je vois existe-t-il vraiment ou est-ce pure illusion ?

Nina

(Pays-Bas • 2001 • 7 mn • couleur)

Nina est un film poétique, une sorte de prise de vue documentaire montrant de petits et gros bateaux, et les activités que l'on y mène à bord. Ce ballet fluvial semble régi par un code secret grâce auquel les gens se font signe. Images-indices qui s'intègrent au réalisme de la situation et laissent s'infiltrer une possible narration.

New York is Eating Me & The Cactus Dance

(Pays-Bas • 2001-05 • 37 mn • couleur)

À travers un style relevant du documentaire et de l'observation, Jeroen Kooijmans se lance dans le portrait de New York à partir d'un thème intriguant autant qu'arbitraire : la moustache. Peu de temps après avoir commencé le tournage du film, Jeroen Kooijmans fut témoin de la chute des Twin Towers depuis sa propre fenêtre. L'artiste parvient subtilement à capter et rendre sensible la tension, la peine et la perte des repères, mais aussi l'humour jusqu'à l'absurde.

Fata Morgana

(Pays-Bas • 2006 • 1 mn 35 • couleur)

Fata Morgana dévoile un paysage typique des Pays-Bas : les eaux tranquilles d'un lac reflétant la lumière d'un soleil invisible derrière les brins d'herbe. L'œuvre est une énigmatique peinture en mouvement dans laquelle les imperceptibles changements qui touchent à la nature sont montrés de la même manière que les phénomènes de substitutions culturelles.

haut de page

Mercredi 4 juillet

10h // séance enfants

Pour les enfants seront proposées les vidéos de Laëtitia Bourget et de Corinna Schnitt dont les personnages sont des animaux. En Australie, Laëtitia Bourget cherche à s'en faire des amis, et Corinna Schnitt livre un appartement à toute une ménagerie hétéroclite.

Laëtitia Bourget // Se faire des amis

(France - Australie • 1999-2006 • 26 mn • couleur)

Se faire des amis est une série de séquences vidéos réalisées avec des animaux comme autant de tentatives de communication, d'intégration, de contact, de cohabitation, de service... Des phrases relevant du registre des conventions sociales défilent et accompagnent l'image en faisant référence à l'apprentissage d'une sociabilité, d'un savoir-vivre ensemble, créant des situations décalées cocasses et touchantes.

Corinna Schnitt // Once Upon a Time

(Etats-Unis • 2005 • 25 mn • couleur)

Une camera sur le tapis de la salle de séjour tourne autour de son axe et enregistre en continu une vue panoramique. Au fur et à mesure la pièce se peuple de chats, de chiens, de lapins, de perroquets et même d'oies et de poneys emplissant complètement l'espace. Le spectateur attend avec impatience la séquence suivante, autrement dit de découvrir ce que cette troupe chahuteuse et drôle manigance devant et derrière la caméra. L'incongruité de la situation : l'espace du joli salon assiégé et désordonné par cette ribambelle sans complexe provoque un plaisir certain.

haut de page

14h // Guido van der Werve

The Rocket Movie

(Pays-Bas • 2000 • 4 mn 10 • couleur)

En mission spatiale, van der Werve tente une aventure de conquérant de l'espace. Mais seule son image captée dans un moniteur vidéo semble être du voyage. Encore une fois la conquête du ciel échouera...

The Walking Pigeon

(Pays-Bas • 2001 • 1 mn 45 • couleur)

Une étrange apparition humaine est traînée par elle-même le long d'un sentier. Sa tête et ses pieds sont reliés par une construction attachée à son dos, la tête suivant le mouvement des pieds. Un drôle d'oiseau qui hésite quant à la direction à prendre.

Nummer twee (Just because I'm standing there doesn't mean that I want to)

(Pays-Bas • 2003 • 3 mn 10 • couleur)

Nummer twee commence par une cascade : l'artiste est renversé par une voiture dans la rue. L'image s'arrête puis nous embarquons pour un pays imaginaire. Un fourgon de C.R.S emprunte la rue et cinq graciles ballerines improvisent un ballet autour de la victime.

Nummer drie (Take, Step, Fall)

(Pays-Bas • 2004 • 10 mn 40 • couleur)

Avec leur tutu, leurs gestes élégants et aériens, mais formatés par les codes de la danse, les ballerines incarnent une candeur qui semble ne pas appartenir à ce monde. Elles tournent, virevoltent, tendent bras au ciel et pointent le bout des pieds, nous faisant oublier les tracas de la vie.

Nummer vier (I don't want to get involved in this, I don't want to be part of this, talk me out of it)

(Pays-Bas • 2005 • 11mn 50 • couleur)

Nummer vier présente une forme contemporaine du spleen mêlée à la sobriété néerlandaise. Un homme joue au piano sur un radeau flottant au milieu d'un lac, un chœur et un orchestre traversent ce même lac sur une péniche en jouant un requiem, un homme tombe dans l'eau depuis le ciel... Quelques clés de réflexion sur notre rapport à la nature, à la beauté, à la vie et à la mort.

Nummer vijf (b) (And I like my broken dreams)

(Pays-Bas • 2006 • 3 mn 15 • couleur)

Cinq chanteurs entonnent de concert au milieu d'un champs verdoyant : «He's got the whole wide world in his hands» (il tient le monde entier entre ses mains), tandis qu'en arrière-plan, l'artiste s'emploie à «tenir» le monde dans ses mains sur l'image alors retournée. De manière absurde, l'artiste rend compte de l'impossibilité à mener son existence, à la tenir «entre ses mains».

Nummer zes (Steinway grand piano. Wake me up to go to sleep and all the colours of the rainbow)

(Pays-Bas • 2006 • 17 mn 10 • couleur)

Des souvenirs sensibles qui remontent à l'enfance... Nous découvrons Guido van der Werve assis à son piano, chez lui, immergé dans ses pensées, tandis qu'une voix off raconte l'histoire des grands pianos Steinway & Sons...

Nummer zeven (The clouds are more beautiful from above)

(Pays-Bas • 2006 • 8 mn 50 • couleur)

Apparaissent progressivement la Voie Lactée puis la Terre, enfin le réalisateur chez lui en train de fabriquer une fusée. Méticuleusement, tous les composants sont assemblés et la fusée une fois montée est transportée à l'orée d'un bois. Ainsi érigée elle paraît prête au décollage, jusqu'au moment où elle «explose». Encore une tentative de quitter la Terre qui vient d'échouer.

haut de page

18h // Laëtitia Bourget

Manipuler son corps

(France • 1998 • 4 mn 30 • n&b)

Des mouvements photocopiés sont animés numériquement puis montés en vidéo. L'aspect artificiel des mouvements crée une atmosphère entre vie et mort, accentuée par la musique à la fois ludique et grave. La texture et la sensation d'enfermement dans l'image génèrent une tension permanente.

Biotope

(France • 2001 • 17 mn • couleur)

L'existence quotidienne d'une vieille femme mise en relation avec les petites formes de vies parasites qui subsistent au sein d'un environnement urbain. Cet environnement apparaît comme un terrain propice au développement de petites vies, minuscules, autodéterminées et improductives. Un lieu idéal pour s'éteindre doucement.

Coquillages et crustacés

(France • 2002 • 7 mn • couleur)

Une promenade sur la plage ensoleillée à ramasser des coquillages, qui s'achève par une baignade parmi les sacs plastiques en suspension. Cette promenade est rythmée par le thème musical de La Madrague chanté par Brigitte Bardot.

Se faire des amis

(France/Australie • 1999-2006 • 26 mn • couleur)

Une série de séquences vidéos réalisées avec des animaux. Ce projet est issu d'un questionnement à la fois des normes sociales et du rapport humain-animal. Ces situations font référence à l'apprentissage d'une sociabilité, d'un savoir-vivre ensemble, créant un sens du décalage cocasse et touchant.

haut de page

Jeudi 5 juillet

14h // Christoph Girardet

Catch (co-réalisé avec Matthias Müller)

(Allemagne • 2005 • 1 mn • couleur)

Une collection d'images du ciel : nuages de crépuscule, ciel déchiré, sans limites. Une sphère impalpable que seul l'œil peut saisir.

Enlighten

(Allemagne • 2000 • 5 mn 10 • couleur et n&b)

Des scènes de tonnerre et d'éclairs dont l'organisation en de très courtes séquences, entrecoupées d'images au noir, crée des correspondances avec notre perception physique des éclairs.

Blinded

(Allemagne • 2000 • 2 mn • couleur)

«Oh - oh! I begin to see - the light!» (Oh - oh ! Je commence à voir - la lumière !). L'image s'éclaircit de plus en plus, les mots deviennent de moins en moins lisible, au point de disparaître.

Release

(Allemagne • 1996 • 9 mn 30 • n&b)

Quatre prises de vue montrant Fay Wray dans la scène du sacrifice de King Kong (1933) sont disséquées en fragments et répétées une centaine de fois, opérant des changements infimes au cours de très brefs intervalles de temps. La séquence accélérée crée un nouvel enchaînement, d'avantage organique. Le montage haché et la bande-son, à la fois synthétique et archaïque, rend la séquence d'origine plus intense, la transformant en une obsession de destruction.

Half Second Hand

(Allemagne • 1998 • 7 mn • couleur)

Une main tente de s'agripper à la terre. Un fragment de cette séquence est répétée en continue sur un rythme haché, agité, d'une demi seconde, traçant une rotation de 90 degré, toujours dans le sens des aiguilles d'une montre à chaque nouveau plan et se poursuivant différemment à chaque fois. La rapidité de la rotation crée une esthétique insensée, comme la main qui, sans emprise, se raccroche irrépressiblement au vide.

Scratch

(Allemagne • 2001 • 4 mn 45 • couleur et n&b)

Une succession de tourne-disques et de gramophones issus de vieux films en noir et blanc. Les bandes-son originales sont remplacées par les bruits de frottements des disques sur ces appareils désuets.

Pianoforte

(Allemagne • 2007 • 6 mn • couleur et n&b)

Des pianos en 88 prises de vues, sous l'angle du clavier. A travers un montage rigoureux, quasi stroboscopique, l'action ainsi que la bande-son des scènes d'origine ont été totalement déconstruites. Le nouveau montage chargé d'une symbolique émotionnelle puissante inhérente au cinéma oscille entre une vue analytique et un caractère hypnotique, entre distance et séduction.

60 Seconds (Analog)

(Allemagne • 2002 • 1 mn • couleur et n&b )

60 images de cadrans de montres et d'horloges ; 60 situations en mouvement. Un temps linéaire dans un espace déconstruit.

Absence

(Allemagne • 2002 • 8 mn 30 • n&b)

À travers de lents fondus enchaînés, des boucles d'images cristalisant l'absence sont projetées dans une lumière blanche. La plupart des images proviennent de séries en noir et blanc, dont L'Homme invisible. Cet agencement participe à la mise en place d'une énigme en regard du phénomène de disparition.

Phoenix Tapes / # 6 Necrologue (co-réalisé avec Matthias Müller)

(Allemagne • 1999 • 2 mn 40 • couleur • Beta SP)

Le mouvement figé et silencieux d'un unique plan d'une femme plongée dans un état entre le rêve et la mort, l'agonie et l'apathie.

haut de page

18h // Andrew Kötting

In the Wake of a Deadad

(GB • 2007 • 61 mn • couleur)

C'est une puissante et inquiétante réflexion sur la mort du père que souligne le titre, par cette jolie et maligne accolade, Deadad. Un voyage rempli de souvenirs intimes, d'histoires cachées, qui parlent autant de la perte que de retrouvailles. Tout au long de ce voyage, Andrew Kötting transporte deux énormes poupées gonflables à l'effigie de son père et de son grand-père. Comme de gigantesques pierres tombales, ils visitent ensemble les endroits clés qui ont marqué leur vie. In the Wake of a Deadad est un étrange road movie à la fois comique et mélancolique, un autel à la mémoire du père qui explore les limites du système patriarcal et exorcise une relation difficile.

24h // Miranda Pennell

Tattoo

(GB • 2001 • 9 mn • n&b)

Les arbres, les insectes et les oiseaux sont spectateurs de l'invasion de la nature par une troupe de soldats égarés. Rompant la tranquillité d'un paysage de la campagne anglaise, le régiment entame une démonstration sans fin. Tattoo révèle le sens esthétique des exercices militaires exécutés par l'infanterie légère de l'armée britannique.

Human Radio

(GB • 2002 • 9 mn • n&b)

Été 2001, Londres. La réalisatrice place une petite annonce à la recherche de danseurs de salon qui aiment danser à la maison. En privé, une fois les portes de chez eux fermées ils se laissent aller à un moment d'intimité et d'abandon. Le film qui en découle est une galerie de portraits, tous plus sensibles les uns que les autres.

Magnetic North

(GB / Finlande • 2003 • 9 mn • couleur)

Une illustration énigmatique des aspirations et des fantasmes de l'adolescence, sur fond de paysages enneigés, dans une petite ville de Finlande. Une jeune fille patine et glisse sur un lac gelé, tandis qu'un jeune homme se donne un air de rocker avec sa guitare électrique, au milieu de sa chambre. La musique, les mouvements et déplacements, les paysages s'entrelacent afin d'évoquer le monde imaginaire et désirant des adolescents.

Fisticuffs

(GB • 2004 • 11 mn • couleur)

Six acteurs cognent, frappent et luttent dans un pub de l'Est sauvage de Londres. Cette violence semble n'avoir aucune conséquence, les corps des acteurs sont comme du caoutchouc, aussi invulnérables que dans les séries de western qui ont inspiré ce film. Une approche formelle du cadrage et du montage garantit que le spectateur est rendu conscient de la nature chorégraphique de la violence. " Entre surréel et réel, ce travail est riche de contradictions : c'est à la fois une parodie des films d'actions et une peinture pince-sans-rire d'une réalité sociale propre à la tradition des pubs anglais. " Raymond Bellour

You made me love you

(GB • 2005 • 4 mn • couleur)

«Cette vidéo est construite autour d'une ligne de force, un concept rigoureux qui crée de multiples mouvements, des chevauchements et de surprenantes révélations, tandis que la bande son ménage des moments de tension sourde alternée avec le piétinement des danseuses. Un bruit d'autant plus confus qu'on ne voit pas les pieds à l'image. Quelques minutes durant lesquelles nous percevons la richesse de ces portraits aussi étranges que touchants : vingt et un visages "faisant l'amour à la caméra".» Dirk Schaefer

Vendredi 6 juillet

14h // Jerœn Kooijmans

Pilot

(Pays-Bas • 1998 • 1 mn 50 • couleur)

Un avion au loin dans le ciel exécute un looping au-dessus de la ville avant de reprendre tranquillement le chemin de l'aéroport. Les images de Jeroen Kooijmans s'amusent de la réalité et captent des instants d'invraisemblance insinuant en nous le doute : ce que je vois existe-t-il vraiment ou est-ce pure illusion ?

Nina

(Pays-Bas • 2001 • 7 mn • couleur)

Nina est un film poétique, une sorte de prise de vue documentaire montrant de petits et gros bateaux, et les activités que l'on y mène à bord. Ce ballet fluvial semble régi par un code secret grâce auquel les gens se font signe. Images-indices qui s'intègrent au réalisme de la situation et laissent s'infiltrer une possible narration.

New York is Eating Me & The Cactus Dance

(Pays-Bas • 2001-05 • 37 mn • couleur)

À travers un style relevant du documentaire et de l'observation, Jeroen Kooijmans se lance dans le portrait de New York à partir d'un thème intriguant autant qu'arbitraire : la moustache. Peu de temps après avoir commencé le tournage du film, Jeroen Kooijmans fut témoin de la chute des Twin Towers depuis sa propre fenêtre. L'artiste parvient subtilement à capter et rendre sensible la tension, la peine et la perte des repères, mais aussi l'humour jusqu'à l'absurde.

Fata Morgana

(Pays-Bas • 2006 • 1 mn 35 • couleur)

Fata Morgana dévoile un paysage typique des Pays-Bas : les eaux tranquilles d'un lac reflétant la lumière d'un soleil invisible derrière les brins d'herbe. L'œuvre est une énigmatique peinture en mouvement dans laquelle les imperceptibles changements qui touchent à la nature sont montrés de la même manière que les phénomènes de substitutions culturelles.

18h // Semiconductor

Retropolis

(GB • 1999 • 4 mn 40 • couleur)

Retropolis est une ville où la poussière ne s'installe jamais et les dernières quelques ampoules de lumière se battent pour survivre. Transformant Londres en un paysage de science-fiction, un voyage rapide nous fait traverser un univers de chaos, accompagné par une bande-son chargée d'électricité.

New Antics

(GB • 2000 • 4 mn 30 • couleur)

Des formes simples de vie. Le monde le plus énorme jamais construit par le son. La genèse déconstruite en une ligne assemblée de codes typographiques.

Dat Politics

(GB • 2000 • 4 mn 40 • couleur)

Linear

(GB • 2001 • 5 mn 30 • couleur)

Des compositions de lignes qui s'entrecoupent, oscillent, vibrent sur les variations sonores musicalement électrifiées..

Múm

(GB • 2002 • 4 mn 30 • couleur)

Green Grass of Tunnel est un clip réalisé pour le groupe islandais Múm. Inspirée par le terrain fertile de cette mystérieuse île, la musique revisite le phare et la vallée où les musiciens habitent.

The Sound of Microclimates

(GB • 2004 • 8 mn 20 • couleur)

The Sound of Microclimates révèle des images et des sons de phénomènes climatiques inhabituels dans le Paris d'aujourd'hui. Ici l'architecture s'est entrelacée avec les processus naturels formant les paysages. Chaque intervention a sa propre fréquence sonore, et permet une " narration " unique en fonction de chaque lieu.

All the Time in the World

(GB • 2005 • 4 mn 40 • couleur)

Présenté comme un docu-fiction, la bande-son de All the Time in The World parcourt les millions d'années qui ont donné forme au paysage en jouant sur la vitesse du son. Semiconductor a réanimé le paysage épique de Northumbria grâce aux archives du BGS (Centre géologique britannique) d'Edinbourg. Les données des perturbations sismiques ont ainsi été converties en données sonores et utilisées pour révéler les changements géologiques.

Acousticity

(GB • 2006 • 3 mn • couleur)

À travers plusieurs excursions autour de la capitale tchèque, Semiconductor a photographié et enregistré des prises de vues et de sons, reliant les environs et ses usines au fameux centre ville médiéval. Chaque partie du film est contrôlée et animée par le son enregistré in situ au moment de la prise des images, créant ainsi une véritable connexion physique entre le son et les images.

Brilliant Noise

(GB • 2006 • 6 mn • couleur)

Brillant Noise nous nous fait voyager à travers les données de l'astronomie solaire. Après avoir passé au crible des centaines de milliers de fichiers informatiques, accessibles grâce à un libre accès aux archives, Semiconductor a rassemblé quelques unes des plus belles vues du soleil. Ces images ont été prises dans leur forme la plus brute mettant en évidence les particules énergiques et le vent solaire tels une pluie de bruits blancs. La plupart de ces images ont été recueillies sur un seul instantané par l'intermédiaire des satellites de la Terre.

haut de page

22h // Soirée live avec Semiconductor

Sonic Inc. / v03 Where has the Future Gone?

(GB • 2007 • 20-30 mn • couleur)

De l'envie de se consacrer à l'animation sonore en temps réel, Semiconductor s'est fabriqué son propre logiciel de performance live, Sonic Inc. La performance est directement liée à l'effort nécessaire pour créer des formes improvisées au dessin assisté par ordinateur, pendant que ce dernier se charge du son et de relier les créations digitales à leur résonance sonore.

Brilliant Noise

(GB • 2006 • 6 mn • couleur)

Brillant Noise nous nous fait voyager à travers les données de l'astronomie solaire. Après avoir passé au crible des centaines de milliers de fichiers informatiques, Semiconductor a rassemblé quelques unes des plus belles vues du soleil. Ces images ont été prises dans leur forme la plus brute mettant en évidence les particules énergiques et le vent solaire tels une pluie de bruits blancs. La plupart de ces images ont été recueillies sur un seul instantané par l'intermédiaire des satellites de la Terre.

haut de page

Samedi 7 juillet

14h // Laëtitia Bourget

Manipuler son corps

(France • 1998 • 4 mn 30 • n&b)

Des mouvements photocopiés sont animés numériquement puis montés en vidéo. L'aspect artificiel des mouvements crée une atmosphère entre vie et mort, accentuée par la musique à la fois ludique et grave. La texture et la sensation d'enfermement dans l'image génèrent une tension permanente.

Biotope

(France • 2001 • 17 mn • couleur)

L'existence quotidienne d'une vieille femme mise en relation avec les petites formes de vies parasites qui subsistent au sein d'un environnement urbain. Cet environnement apparaît comme un terrain propice au développement de petites vies, minuscules, autodéterminées et improductives. Un lieu idéal pour s'éteindre doucement.

Coquillages et crustacés

(France • 2002 • 7 mn • couleur)

Une promenade sur la plage ensoleillée à ramasser des coquillages, qui s'achève par une baignade parmi les sacs plastiques en suspension. Cette promenade est rythmée par le thème musical de La Madrague chanté par Brigitte Bardot.

Se faire des amis

(France/Australie • 1999-2006 • 26 mn • couleur)

Une série de séquences vidéos réalisées avec des animaux. Ce projet est issu d'un questionnement à la fois des normes sociales et du rapport humain-animal. Ces situations font référence à l'apprentissage d'une sociabilité, d'un savoir-vivre ensemble, créant un sens du décalage cocasse et touchant.

haut de page

18h // George Barber

Branson

(GB • 1984 • 1 mn • couleur)

L'idée qui préside au film Branson vient d'une interview du grand entrepreneur et de son habitude irrépressible à entrecouper son discours de 'hums'. L'artiste transforme ce défaut de prononciation en une recherche rythmique.

Yes Franck no smoke

(GB • 1985 • 6 mn • couleur)

Barber déconstruit ici deux films Blue Lagoon et The Deep, pillant des extraits qui, une fois remontés, constituent une nouvelle totalité filmique. L'utilisation rusée des directions et jeux de regards, de la répétition de dialogues, des moments d'angoisse et des coups d'œil hors champ crée un sous-texte, celui de la paranoïa et de l'anxiété.

What's That Sound?

(GB • 1989-2004 • 5 mn • couleur)

«L'idée de cette œuvre est d'utiliser le nœud d'une action dramatique et de parvenir à ce moment particulier de la narration durant lequel les personnages se démènent pour finalement entendre le son du bateau de sauvetage. (...) Une expérience esthétique qui laisse en proie à un sentiment étrange et fascinant et qui exige, à l'instar des personnages à l'écran, de tendre l'oreille et d'écouter.» George Barber.

Absence of Satan

(GB • 1995 • 6 mn 50 • couleur)

Absence of Satan est une tentative de reconstruction à partir d'un mauvais film hollywoodien. Une tentative de transformer un déchet culturel et de lui donner une forme nouvelle - à laquelle le réalisateur d'origine n'aurait jamais pensé. À travers ces images collectées et remontées, l'attention du spectateur se concentre sur la narration composée de bribes de phrases qui, une fois reliées entre elles ressemblent au refrain d'une chanson pop.

2001 Colours Andy Never Thought of

(GB • 1996 • 6 mn • couleur)

Icône de l'icône : l'image colorisée post moderne de Marylin Monroe d'Andy Warhol revue par l'esthétique scratch de George Barber. L'image de Warhol se transforme : les couleurs apparaissent, se modifient, s'additionnent, se soustraient, se mélangent, dégoulinent, glissent, repassent sur le visage, parcourant le spectre dans son entier pour engendrer une image nouvelle.

The Weather

(GB • 1995 • 1 mn 28• couleur)

Barber met en scène un présentateur météo de télé qui annonce son palpitant bulletin météo. L'acteur Brian Hickey réussit une hilarante parodie d'un présentateur météo dans un film qui nous rappelle combien ce type d'informations est maniéré.

Withdrawal

(GB • 1995 • 4 mn 50 • couleur)

Fabriquées à partir d'un ordinateur, les images d'une famille encadrée dans un paysage se modifient légèrement et entraînent la disparition d'éléments de décor et des personnages à chaque nouveau plan.

Upside Down Minutiae

(GB • 2002 • 4 mn • couleur)

Suspendus par les pieds, la tête à l'envers, des volontaires circulent dans les rues de Londres et (re)découvrent la ville sous un autre angle. Une promenade insolite à travers laquelle les participants nous livrent leurs impressions. De multiples petits détails jamais observés auparavant s'offrent à leur regard neuf.

Shouting Match

(GB • 2004 • 11 mn • couleur)

Plusieurs participants se confrontent à la puissance de leur voix, celle-ci détermine la durée de leur présence à l'écran. Une expérience qui se révèle très proche de la manière dont nous nous exprimons dans la vie de tous les jours. En d'autres termes sans aucun calme.

Car Painting

(GB • 2006 • 7 mn • couleur)

Un homme arrive en fourgonnette et se gare sur le bas-côté de la chaussée. Il sort plusieurs pots de peinture de couleurs différentes et se met à en jeter le contenu sur la route. Naturellement, les automobilistes tentent d'éviter les grandes flaques de couleurs. C'est ainsi que le jeu de la circulation se met à répandre la peinture à travers la chaussée à double voie pour créer une peinture abstraite.

TV as a Rock

(GB • • mn • couleur)

Encore une pièce de scratch vidéo qui se concentre sur six ou sept expressions américaines insipides, elles sont répétées jusqu'à ce qu'elle soient vides de sens.

haut de page

 

Deux séances Tapis, coussins et vidéos dans la salle Bleue
Christoph Girardet et Matthias Müller
(Jours et horaires à déterminer)

Play (co-réalisé avec Matthias Müller)

(Allemagne • 2003 • 7 mn • couleur et n&b • Beta SP)

«Par leur montage de found footage représentant des spectateurs, Müller et Girardet décrivent un arc dramatique captivant. Il contient une concentration de suspense, monte, descend, connaît des hésitations, des pics, de la tension et de l'humour. Tout cela est un peu étrange car notre imagination peut plonger très loin dans la profondeur des visages.» Anke Groenewold

Alpsee (de Matthias Müller)

(Allemagne • 2001 • 5 mn • couleur • Beta SP)

Une géographie des ombres. Des silhouettes qui ne prennent jamais vraiment forme. Des figures anémiques, vues en négatif, forcées à errer indéfiniment entre des récits, mais prises dans une boucle qui se répète à l'infini. Elles sont comme des morts-vivants confinés à un espace cinématique dont elles ne peuvent se libérer.

Phoenix Tapes (co-réalisé avec Matthias Müller)

(Allemagne • 1999 • 8 mn 55 et 5 mn 45 • couleur et n&b • Beta SP)

# 2 Burden of Proof
Un patchwork surréel de gros plans et un hommage à la beauté des détails que l'on peut trouver dans l'œuvre de Hitchcock.

# 3 Derailed
Derailed confronte le spectateur à un imaginaire, sombre et onirique, gravé dans les plans des locomotives et parties de machines roulantes.

Mirror (co-réalisé avec Matthias Müller)

(Allemagne • 2003 • 8 mn • couleur • 35mm)

Une femme et un homme, invités à une soirée. Des décors qu'on abandonne peu à peu, la trace de quelque chose qui s'est produit, des regards ayant perdu leur objet. Dans Mirror, seule la lumière anime les tableaux pétrifiés. Elle relie mais isole aussi les figures, les détache de l'espace qui les entoure.

Kristall (co-réalisé avec Matthias Müller)

(Allemagne • 2006 • 14 mn 30 • couleur • 35mm)

Kristall est un mélodrame dont l'action se déroule dans des boudoirs peuplés de miroirs, hauts lieux de la claustrophobie. Tel un observateur anonyme, le miroir observe des scènes d'intimité. Cet instrument narcissique de la mise en scène devient un puissant antagoniste qui multiplie le sentiment de fragilité, de doute et de perte.

haut de page