AVRIL
26 avril
Odyssée blanche
Vivre au pôle: un miracle du vivant
17h
A nos yeux d'européens tempérés, les séjours des scientifiques en Arctique et en Antarctique apparaissent comme de véritables exploits. Et pourtant, voilà des siècles que des milliers d'êtres vivants ont relevé et remporté ce défi contre les terres inhospitalières des pôles. Un miracle de la vie ?
Les pôles sont souvent considérés comme des territoires extrêmes où toute vie est impossible. Erreur ! Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'Arctique et l'Antarctique foisonnent de vie : animaux, plantes et même êtres humains, ils ont tous appris à s'adapter, à plier pour ne pas rompre sous la force des éléments. On l'avait dit : la vie est partout, même aux pôles !
Quels sont ces animaux et ces plantes du grand froid ? Qui sont ces hommes des glaces ? D'où viennent-ils ? Comment réussissent-ils à survivre à la dureté des hivers polaires ? Comment se sont-ils adaptés à ces conditions ? Quelles techniques ont-ils adoptés ? Et que peut-on apprendre de ces êtres de l'extrême?
Intervenants
Claude Bachelard,
médecin en chef, Service Médical, Terres Australes et Antartiques Françaises (TAAF) / Institut polaire français Paul Emile Victor (IPEV)
liste des œuvres
- Nunavut (Our Land), Episode 8: Avamuktulik (Fish swimming), Zacharias Kunuk, Canada, 1995, 28mn50
- Nunavut retrace la vie sur plus d'une année, depuis un récent passé, près d'Igloolik, au nord du cercle arctique au Canada. Nunavut (Notre terre) est une série de 13 épisodes produite pour la télévision, elle recrée la vie de cette région vers 1945, alors que les Inuits vivaient selon leurs traditions ancestrales avant qu'ils ne se rassemblent dans les villages dotés de magasins, d'écoles, de vêtements, d'équipements et de denrées alimentaires importées par avion du «Sud», autrement dit des villes du Canada moderne jusqu'à là la frontière de l'Amérique.
La vie présentée dans Nunavut remonte à des milliers d'années, une époque où les familles vivaient en petits groupes ou simples cellules. La nourriture provenait de la chasse, et les phoques, les morses, les baleines ou les ours polaires fournissaient ainsi les peaux pour les vêtements, des os pour les outils et de l'huile pour se chauffer et s'éclairer. Après 1945, des pistolets et des couteaux en métal, du thé et du tabac des colons blancs furent importés chez les Inuits, qui jusque là vivaient comme ils l'avaient toujours fait.
Bien que révolue, cette époque perdure dans le souvenir des anciens, qui la restitue ici pour la télévision. Les productions d'Igloolik Isuma, compagnie autogérée par des autochtones, ont été fondées pour produire ces documents/fictions/recréations afin que les anciennes traditions ne soient pas oubliées.
Inuaraq fait aller et venir le poisson au bout de sa ligne. De retour à la tente, Qulitalik envoit les jeunes hommes dehors pour essayer de harponner du poisson si la chance veut bien sourire. Marcher dans les flots de la rivière est excitant mais dangereux. Les poissons se cachent et c'est si facile de tomber.
Lieu
Médiathèque du Pays de Flers
9 rue du Collège
61100 Flers
Entrée libre
29 avril
Boucles d'or
19h30
Une image choisie dans la collection du Frac Basse-Normandie est le point de départ d'une programmation subjective, contemporaine et historique. L'œuvre intitulée *Nick Ut, Kim Phuc Phan Thi, Sud-Vietnam, 8 juin 1972 *Diamanda Gallas, "Sono l'Antecristo", 1981 de Jean-Luc Verna constitue le lien reliant les réalisations entre elles pour former un tout surprenant.
liste des œuvres
- Scrub Solo 3: Soliloquy , Antonin De Bemels, Belgique, 2001, 18mn, n&b
- Les fabricants d'images animées par ordinateur ne sont toujours pas capables de produire une représentation parfaite d'un visage humain. Quand la technologie se rapproche si près de la nature physique, elle tourne court et encore une fois, nous montre combien les mouvements humains sont complexes et sophistiqués et comment il est facile de se tromper sur la perception que nous avons d'eux. (?) A. de Bemels a échappé à l'ennuyeuse tentation de rendre les mouvements du corps humain vraisemblables. (?) En collaboration étroite avec son modèle le danseur Bud Blumenthal, l'artiste a dessiné à partir de médias, anciens et récents, une réflexion poétique sur notre perception et notre compréhension du mouvement physique (?).
Vinken et Van Kampen traduction Laurent Bardèche annexia ©
- Prototype, Yves Ackermann, France, 20073, 2mn30
- Amplification d'une idée Prototype est un film montrant un homme en train de se faire tirer dessus. La rafale désarticule son corps, ses mains se figent, il chancelle, fin du film.
- Falkenau, Samuel Fuller témoigne, Emil Weiss, États-Unis, 2004, 34mn
- Le cinéaste américain Samuel Fuller décrit et commente les images qu'il a filmées dans le camp de Falkenau lors de sa libération en 1945. L'occasion de découvrir un document rare, et les circonstances de son tournage. 9 mai 1945. En tant que fantassin de la célèbre division américaine Big Red One dont il fera un film avec Lee Marvin, Samuel Fuller participe à la libération de la ville et du camp de Falkenau, en Tchécoslovaquie. Sur l'ordre du capitaine Richmond, il filme ce qu'il y découvre avec la caméra Bell & Howell 16 mm à manivelle que sa mère lui a offerte. Pour tous les soldats, la vue des cadavres est un immense choc. Le capitaine ordonne alors aux notables de la ville - qui prétendent n'avoir jamais rien su de la tragédie - d'aligner les corps, de les envelopper dans des draps blancs, puis de les habiller et de les enterrer dignement, « comme des êtres humains ». Soixante ans après, Samuel Fuller revient à Falkenau et commente ses premières images de réalisateur.
- Legal Errorist, Mara Mattuschka et Chris Haring, Autriche, 2004, 15mn, n&b
- Démonter le caractère opiniâtre de l'homme toujours menacé d'exploser et mettre à nu ses composantes secrètes procure déjà une certaine satisfaction. Or il est encore plus amusant de désintégrer ce corps exposant sa propre présence, son intégrité, son identité dans le but de relever un défi à la fois physique et logistique. Ce qui en résulte est un autre, un alien menacé de futurs comportements de dépendance. Un corps junkie.
Lieu
Frac Basse-Normandie
9 rue Vaubenard
14000 Caen
www.frac-bn.org
Entrée libre
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MAI
6 mai
Petits Délices
Soirée Roumanie en avant-première de l'exposition: Insolite Roumanie
20h
Dans le cadre du 5è Printemps balkanique et en collaboration avec Balkan-transits et le cinéma Lux, nous proposons un programme filmique et vidéo roumain, à l'université de Caen, réunissant un "classique" et une sélection d'œuvres contemporaines à caractère éminemment politique.
liste des œuvres
- Vidéogramme d'une révolution, Harun Farocki et Andrei Ujica, Allemagne, 1992, 107mn, vidéo et 16mm
- L'automne 1989 nous est fortement resté dans la mémoire avec sa succession d'événements visuels : Prague, Berlin, Bucarest. À en juger par les images, c'était le retour de l'histoire. On voyait des révolutions. Et le scénario révolutionnaire le plus complet nous était livré par la Roumanie : unités de temps et de lieu comprises. Du 21 décembre 1989 (dernier discours de Ceaucescu) au 26 décembre 1989 (premier résumé visuel de son procès), les événements qui se déroulaient dans les endroits les plus importants de Bucarest étaient presque intégralement filmés. Nous avons réuni ces différents documents dans l'intention de reconstruire la chronologie visuelle de ces jours.
- Elena Ladybug, Irina Botea, Roumanie, 2007
- Elena danse accompagnée de sa bande dans un lieu de passage, entre deux blocs d'immeubles. Est-ce une jeune femme ? A-t-elle un don ou non ? Comment pouvons-nous comprendre ce que nous voyons alors que ce n'est qu'une petite fille ?
- Paint Romanian, Joanna Richardson, Roumanie, 2004, 11mn06
- Une vidéo qui montre jusqu'à quelle absurdité le nationalisme peut conduire. À Cluj, tout est bon pour peindre les couleurs nationales. Ce qui passe pour du folklore devient étrange puis franchement effrayant.
- Dialogue avec le camarade Ceausescu, Ion Grigorescu, Roumanie, 1978, 7mn47
- «Ceausescu souhaitait qu'il existe «un dialogue permanent avec le peuple» y compris avec les artistes. Ce qu'il imaginait par là, c'était une obéissance au respect des règles de la flatterie politique et hiérarchique. Un vrai dialogue était impossible. J'ai donc réalisé, pour moi-même, une liste imaginaire de questions/réponses.
Le film a exigé la confection de costumes, de déguisements, d'un masque que l'on voit à la fin et d'un vêtement noir en toile de fond nécessaire pour enregistrer simultanément les actions des deux personnages et le texte qui défile à l'écran. «Le Dialogue» a été censuré jusqu'en 1990. Au moment où je l'ai regardé, j'ai réalisé que je ressemblais étrangement à l'un des fils de Ceausescu - lorsqu'à la fin, je retire mon masque, le dialogue entre le point de vue que j'attribue à Ceausescu et mon propre point de vue ressemble beaucoup aux dialogues politiques post-révolutionnaires en Roumanie, autant par les idées et que par le manque de compréhension mutuelle.» Ion Grigorescu
- Maersk Dubai, Matei Bejenaru, Roumanie, 2007, 7mn40
- Entre 1990 et 2006, nous avons assisté au plus important mouvement migratoire roumain de l'histoire contemporaine au nom de la survie. Certaines épreuves ? dans l'espoir d'un futur meilleur dans les pays riches de l'Europe de l'Ouest - se finirent tragiquement, ainsi que pour l'un des trois Roumains clandestins à bord du ferry Maersk-Dubai qui, au printemps 1996, fut découvert par le commandant taïwanais du bateau et qui le jeta par-dessus bord. Leur espoir est emblématique de la génération des jeunes Roumains des années 1990, pour qui leur pays ne leur a jamais donné de chance.
- Out of The Bear, Irina Botea, Roumanie, 2004, 6mn
- L'ex-président tant aimé de la Roumanie, le meilleur chasseur du pays, Nicolae Ceausescu, possédait de nombreuses maisons de villégiature à travers la Roumanie , la plupart offertes pas les chefs du parti communiste. Maisons de chasse pour lui, point blancs pour nous, n'étaient pas censés être connus de nous. Chacun des plans fixes de cette animation développe des liens entre la maison, les ours, la salle de bain-tableau, le lac et moi. La visite de la maison est une tentative de libération des tensions accumulées par l'histoire même de cette maison, elle joue le rôle d'exorcisme.
Lieu
Maison de l'Étudiant
Esplanade de la Paix
Université Campus 1
14000 Caen
www.unicaen.fr
Entrée libre
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du 9 mai au 8 juin
5è Printemps balkanique : Insolite Roumanie
Communism never happened
Vernissage: vendredi 9 mai à 18h30
Cinq artistes roumains exposés à Caen: la plupart sont de jeunes artistes émergeant sur la scène des arts visuels. Tous tournent leur regard vers leur pays: la Roumanie, sortie d'une dictature en 1989 et sous laquelle ils ont vécu une partie de leur vie, bien souvent leur enfance. Un point d'ancrage temporel, politique, économique, social et personnel qui les renvoie de manière forte et évidente à la question de leur identité, de leur héritage et de leur avenir. Sous des angles différents, ils abordent ces questions à travers l'architecture. Les travaux vidéo et photographique de Mona Vătămanu et Florin Tudor apportent un éclairage documenté sur la situation urbanistique de Bucarest, reflétant l'état actuel et l'histoire du pays. Călin Dan observe l'architecture à la lumière de l'«émotion» introduisant le folklore et l'univers du conte dans son observation de la Roumanie. Vlad Nancă reconstitue pour nous l'ambiance urbaine de la capitale à travers la mythique voiture roumaine : la Dacia 1300; tandis que Ciprian Mureşan évoque, de manière suggestive, subtile et drôle, les tensions entre l'histoire et la réalité, l'héritage et l'avenir, la violence et l'innocence par le biais de saynètes et de mises en scènes.
À l'occasion du vernissage de Communism never happened, en collaboration avec le label trouvillais Eklektik recors, deux sets de DJ avec Ovekk_finn (Péter Szabò et Csaba Csiki - Budapest) et 1000names (Casio Blaster et 99 mistakes - Sofia).
liste des œuvres
- Sample City, Călin Dan, Roumanie, 2005, 11mn25
- Sample City explore les multiples strates du paysage urbain de Bucarest, utilisant comme guide le personnage d'un conte populaire roumain. Une sorte de « Till l'espiègle » des Balkans - un personnage de vagabond des villes qui possède un signe distinctif : il marche une porte attachée à son dos, symbole du nomadisme caractérisant la condition des habitants des grandes agglomérations urbaines au XXIè siècle.
- Leap into The Void, after Three Seconds, Ciprian Mureşan, Roumanie, 2004, affiche 70x100 cm
- Leap intoThe Void, after Three Seconds (Saut dans le vide après trois secondes) est une photographie mettant en scène un corps allongé dans une rue de Roumanie. La photographie fait directement référence à l'action réalisée par Yves Klein, en 1960, intitulée Le Saut dans le vide. Ciprian Muresan choisit de montrer les trois secondes qui suivent l'envol, soit la chute.
- Choose..., Ciprian Mureşan, Roumanie, 2005, vidéo, 57sec
- Dans Choose... un enfant ne s'embarrasse pas de la question du choix et mélange Pepsi et Coca-Cola dans un même verre. Cette action fait écho à l'histoire politique de la Roumanie, prise en étau entre un régime communiste liquidé et un monde globalisé.
- Communism never happened, Ciprian Mureşan, Roumanie, 2006, installation
- Communism never happened (Le communisme n'a jamais existé) - est une devise provocante et aussi le titre de la pièce de Ciprian Muresan, qui résonne comme un sort jeté à la figure du passé.
- Ceausescu's Portrait, Ciprian Mureşan avec Adrian Ghenie, Roumanie, 2008, vidéo, 12mn02
- Ciprian Muresan filme l'artiste peintre Adrian Ghenie en train de brosser le portrait de Nicolae Ceausescu, lors de son procès le 25 décembre 1989. Ciprian Muresan et Adrian Ghenie sont les témoins d'une Histoire qui est en train de s'écrire et de se réécrire, une source de désillusion, d'amertume et aussi d'inspiration.
- Dream of Bucharest, Vlad Nancă, Roumanie, 2007-2008, installation
- Comme dans bien d'autres grandes villes, la présence des voitures est une véritable catastrophe à Bucarest. Depuis la fin de l'ère Ceausescu, le nombre de voitures n'a cessé d'augmenter chaque année. Vlad Nanca identifie son lieu de naissance à la Dacia 1300 - voiture roumaine par excellence. L'artiste voit dans celle-ci la métaphore absolue d'une société ayant vécu sur un mode en arrêt pendant 30 ans.
- Le Palais (Palatul), Mona Vătămanu et Florin Tudor, Roumanie, 2003-2004, vidéo, 29mn26
- Le Palais traite d'un des symboles du pouvoir en Roumanie : le palais de Nicolae Ceausescu. Aucun autre bâtiment ne cristallise si bien l'histoire récente du pays et la manière ambivalente dont la population roumaine se l'approprie aujourd'hui. Florin Tudor et Mona Vătămanu ont filmé tour à tour deux visites publiques du bâtiment.
- Persepolis, Mona Vătămanu et Florin Tudor, Roumanie, 1999-2006, Séries photographiques 30x50 cm
- Persepolis est une lecture photographique de Bucarest à l'époque post-socialiste. L'idée est de montrer la ville à travers les différentes strates superposées de son architecture, nées des utopies politiques successives, chacune d'entre-elles ayant remis en question la proposition précédente.
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Lieu
Pavillon Normandie
4 quai Caffarelli
14000 Caen
Ouverture du jeudi au dimanche
De 14h à 18h
5è printemps balkanique : www.balkans-transit.asso.fr
Entrée libre
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13 mai
Odyssée blanche / Relais d'sciences
Climat vers la surchauffe ?
19h
Augmentation des températures : de 2,5 à 4 °C. Elévation du niveau des mers : de 19 à 58 cm. Disparition des glaces arctiques d'été : entre 2030 et 2050. Lorsqu'ils s'intéressent à l'avenir de la Terre, les scientifiques semblent avoir du mal à faire le point. Que savons-nous réellement du réchauffement climatique ?
liste des œuvres
- Le temps est-il devenu fou?, Sophie Lepault, France, 2003, 44mn
- On dit que le temps est détraqué, que la banquise fond, que le niveau des mers monte... Qu'en est-il vraiment ? Saviez-vous que le Groenland se refroidit, que certains glaciers non seulement ne fondent pas mais progressent ? Sophie Lepault bouscule quelques idées reçues.
Le film commence avec la troublante histoire du Danois Bjorn Lomborg. Cet ancien membre de Greenpeace a publié en 2001 un livre explosif, «l'Écologiste sceptique», dans lequel il nie la gravité du réchauffement climatique. D'abord accusé de malhonnêteté scientifique, Lomborg a finalement été réhabilité avant de devenir directeur de l'Institut danois de l'environnement. Indiscutablement, il a ouvert la voie à tout un mouvement de "sceptiques". Leur message est clair : avant d'accuser de tous les maux l'Homme et ses émissions de gaz carbonique, il faut faire la part entre le réchauffement constaté depuis quelques dizaines d'années et les variations naturelles du climat.
Pour l'Américain Richard Lintzen, chercheur au prestigieux Mit de Boston, la machine climatique est bien plus complexe qu'on ne le laisse entendre. Le scientifique danois John Capellen insiste pour sa part sur les effets du soleil pour expliquer les changements climatiques. Un autre chercheur danois, Henrik Svensmark, souligne qu'on ne peut pas parler d'un réchauffement "global" dans la mesure où certaines régions de la planète se réchauffent mais que d'autres, comme le Groenland, se refroidissent... D'autres scientifiques, français et allemands, expliquent pourquoi on ne peut pas parler uniformément de la fonte de la glace et de l'élévation du niveau de la mer. Pour le professeur Miller, qui étudie les carottes de glace prélevées dans l'Antarctique, nous sommes dans une phase de dégel depuis 15 000 ans : pas étonnant que la planète se réchauffe... Ainsi, sans nier le réchauffement, cette enquête propose de faire la part des choses entre les maux que l'on impute à l'homme et les variations naturelles du climat.
Lieu
Cinéma Le Palace
rue des Résistants
50120 Equeurdreville-Hainneville
www.odyssee-blanche.org
Entrée libre
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24 mai
Petits délices
Bettina Atala
19h
Nous avons invité Bettina Atala a présenter son film Saison1 épisode 2, film remarqué depuis sa première durant Hors Pistes au Centre George Pompidou. Nous n'en dirons pas plus si ce n'est qu'avec Bettina Atala tout n'est que surprise et tout résumé s'avère impossible!
liste des œuvres
- Saison1 épisode 2, Bettina Atala, France, 2007, 68mn
- Où est placé le caméraman ?
A quel moment le plan va-t-il changer ?
Cette scène a-t-elle été tournée dans l'ordre chronologique ?
Combien de prises ont été nécessaires avant d'obtenir la bonne ?
Ce sont les questions que se posent ouvertement les personnages du film Saison 1 épisode 2 pendant l'intrigue. Quelques acteurs ainsi que la réalisatrice seront présents pendant la projection : munis d'une télécommande et d'un micro ils interrompront le film afin de raconter des anecdotes de tournage, ils reviendront en arrière pour mettre en évidence tel ou tel détail caché, et le cas échéant ils passeront en accéléré les séquences ennuyeuses.
Soirée en présence de l'artiste.
www.grandmagasin.net
Lieu
Cinéma Lux
6 avenue Sainte-Thérèse
14000 Caen
www.cinemalux.org
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JUIN
9 juin
Petits délices
Une ville gueule : Berlin Ouest années 80
21h
Entre la fin des années 1970 et la chute du mur de Berlin en novembre 1989, de nombreux films ont été produits à Berlin-Ouest, traitant, de manière originale, de la vie au sein de cette ville encapsulée. Demeurant pour la République Fédérale d'Allemagne une vitrine du libéralisme, Berlin-Ouest est devenu un îlot pour tous ceux qui voulaient expérimenter par eux-mêmes sans pression économique et qui souhaitaient s'exprimer par tous les moyens. Le sujet n'était plus le monde en révolution mais l'implantation de nouveaux styles de vie alternatifs : entre les mouvements de squatters et le sentiment d'un futur impossible ; un mélange d'étrangeté, d'une pensée punk et de drogues.
Ce programme présente une sélection de films courts expérimentaux et de films documentaires, proposé par Stefanie Schulte Strathaus et Florian Wüst, intitulé «Qui a dit que le béton ne brûlait pas ? Avez-vous essayé ? Berlin-Ouest 1980», qui fut diffusé à l'Arsenal Kino à Berlin en octobre 2006.
liste des œuvres
- Pommes Frites statt Körner, Yana Yo, Allemagne, 1981, 5mn
- Ohne Liebe gibt es keinen, Tod Ingrid Maye et Volker Rendschmidt, Allemagne, 1980, 4mn
- a-b-city, Brigitte Bühler, Dieter Hormel, Allemagne, 1985, 8mn
- So sieht's aus, Maren-Kea Freese, Allemagne, 1984, 7mn
- Freeze Frame, Peter Tscherkassky, Autriche, 1983, 10mn
- Persona Non Grata, Christoph Doering, Allemagne, 1981, 16mn
- Couleur du temps : Berlin, août 1945, Jean Rouch, France, 1988, 11mn
- Die Botschaft (Totentanz 8), Michael Brynntrup, Allemagne, 1989, 10mn
- Naturkatastrophenkonzert, Die Tödliche Doris, Allemagne, 1983, 3mn
Lieu
Cinéma Lux
6 avenue Sainte-Thérèse
14000 Caen
www.cinemalux.org
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14 juin
Onze minutes
22h
EM - c'est ainsi qu'on appelait avant le plus grand tournoi de football en Europe. EM - comme Europa-Meisterschaft. Aujourd'hui, son nom est EURO, mais la dénomination EM peut se lire comme Eleven Minutes. Onze Minutes peut également être regardé dans des courts métrages produits en Autriche et en Suisse, les deux pays organisateurs de la compétition. Ces films ne jouent pas au football dans le sens propre mais jouent avec son sujet.
Onze Minutes est une collection de neuf courts métrages qui présentent des productions actuelles ainsi que des bijoux filmiques récemment découverts. Les approches du sujet sont aussi différentes que la composition des équipes. des talents prometteurs et des réalisateurs expérimentés se font face des deux côtés du terrain de jeu. Des films de fiction, des expérimentations audiovisuelles, des documentaires et des essais se suivent. Finalement, Onze Minutes se divisent en deux mi-temps - comme un véritable match de football - mais son objectif n'est pas d'opposer deux nations, mais de montrer comment emporter la victoire ensemble.
Lieu
L'autre café
Lac de la Roche qui boit
50240 Saint-Laurent de Terregatte
www.larochequiboit.fr
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du 27 juin au 6 juillet
Tapis, coussins et vidéos
Dans le cadre du 36e Festival international du film de La Rochelle
Pour la sixième année consécutive, Transat Vidéo propose en parallèle du prestigieux festival de La Rochelle, une programmation dédiée aux productions filmiques inclassables, se rattachant aussi bien aux arts plastiques, au cinéma qu'au genre documentaire. Dix artistes ont été sélectionnés pour l'originalité de leur démarche, la singularité de leur univers et la sincérité de leur regard. Leurs œuvres sont à découvrir sur un grand écran horizontal, allongé la tête posée sur un coussin, dans le cadre serein de la Chapelle Fromentin.
La programmation Tapis, coussins & vidéo sera constituée de trois séances par jour, dont l'une, à 18h, sera suivie d'une rencontre avec l'artiste présent, ainsi que de nombreuses séances nocturnes dont l'une diffusera à minuit une pièce radiophonique de Danielle Arbid.
Pour les détails des programmes et leurs jours de passage : www.festival-larochelle.org
liste des œuvres
- Ziad Antar, France / Liban
- Les œuvres de Ziad Antar sont le fruit d'un métissage culturel, entre l'Orient et l'Occident. L'artiste porte un regard amusé sur sa double culture et met en scène, à travers les mots et la musique, la richesse d'un monde vu sous l'angle de la pluralité. Sans pour autant réduire son approche à cette évidence, Ziad Antar s'attache à montrer sa vision d'un monde secoué par les conflits.
- Danielle Arbid, France / Liban
- Danielle Arbid s'intéresse à différentes formes de narration, alternant fictions, documentaires de création et essais vidéo. Son œuvre pose un regard affûté et sensible sur la situation géo-politique du Moyen-Orient, à travers laquelle elle parvient à nous raconter des histoires personnelles, la vie des hommes et leurs sentiments, en miroir de l'état des pays qu'elle parcourt
- Călin Dan, Roumanie
- Sa démarche s'appuie sur une vision personnelle de la culture roumaine et son travail embrasse aussi bien l'architecture, la musique, l'histoire, que les traditions et les coutumes de son pays. Les œuvres de Calin Dan nous font découvrir la situation politique, culturelle et sociale de la Roumanie d'aujourd'hui à travers l'architecture, en regard de l'héritage laissé par trente années de communisme
- Pascal Lièvre, France
- Pascal Lièvre explore des formes musicales décalées pour laisser entendre des propos surprenants et pour le moins engagés. Il met en scène des personnages qui se réapproprient des discours qui ne sont pas les leurs pour dénoncer un malaise, la dualité qui se joue sans cesse au cœur de la relation aux autres et à la société.
- Jani Ruscica,
- L'une des particularités du travail de Jani Ruscica est sa nature oblique, continuellement changeante, à travers laquelle il est difficile de distinguer un point fixe et un sens univoque. L'artiste explore ce sens de la temporalité du présent, prenant en compte l'aspect transitoire et l'inconstance de l'identité humaine et des relations sociales. Finalement, cette perception est transmuée en une réalité poétique ou analytique, dans une oscillation narrative constante qui révèle au fur et à mesure des détails et des significations aux spectateurs.
- Lars Siltberg, Suède
- Les films de Lars Siltberg se présentent comme des enquêtes mettant en évidence les forces et les déséquilibres qui s'engagent entre les éléments de notre environnement le plus immédiat. Ses vidéos témoignent à la fois d'expériences physiques à travers lesquelles le corps tente de repousser ses limites et d'éprouver son appartenance au monde et d'expériences scientifiques mettant en avant la perception de la réalité à travers nos sens.
- John Smith, Grande-Bretagne
- Les œuvres de John Smith sont des réflexions philosophiques graves et amusées sur le monde proche ou lointain. Son regard malicieux élabore des rapprochements surprenant qui mélangent une vision globale sur la politique internationale et des détails subtils de ce qui est à portée de main et du regard, et souvent indiscernable. Une œuvre intelligente, d'une grande poésie
- Mika Taanila, Finlande
- L'univers très personnel de Mika Taanila englobe idées futuristes et idéalisme de la science contemporaine. Il élabore un cinéma croisant un regard scientifique, philosophique et artistique. Entre l'image et le son, entre le document, la fiction et l'expérimental, ses films dépassent les différents registres de l'art contemporain.
- Sarah Vanagt, Belgique
- Un regard aiguisé d'une artiste documentariste dont les recherches s'attachent à l'histoire et notamment à celle du Rwanda. Sarah Vanagt choisit d'explorer l'état du pays après le génocide de 1994, à travers l'imaginaire des enfants. Elle aborde cet état des choses qui constitue le monde : la co-habitation du vivant et du mortel ainsi que le souvenir reconstitué par les jeux et par les mots.
- Museum d'histoire naturelle,
- Un programme vidéo qui tisse des liens un lieu tel que Museum d'histoire naturelle. La proposition de Transat Vidéo s'élabore autour d'une thématique animalière à la fois drôle, cocasse, scientifique et poétique en proposant une œuvre de William Wegman - Around the Park - célèbre photographe dont l'acteur principal et fétiche est son chien et celle de Sanna Kannisto - Poison Dart Frog Males - qui s'attache à observer les chants d'amours de petits batraciens. The Phantom Museum des Frères Quay fera écho, quant à lui, à la thématique du cabinet de curiosités, passant en revue l'étrange collection de Mr Henry Welcome.
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Lieu
Chapelle Fromentin
14 rue du Collège
17000 La Rochelle
www.festival-larochelle.org
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28 juin
La 13ème heure
12-24h
Entre midi et minuit dans l'abbatiale, la grange aux dîmes, le pressoir... et les jardins de l'abbaye d'Ardenne, le samedi 28 juin 2008.
Midi-Minuit aux petits oignons
Regards sur l'histoire culturelle de l'alimentation
Depuis 5 ans, l'arrivée de l'été se fête à l'abbaye d'Ardenne douze heures durant. Après le thème de l'héritage gréco-latin l'an passé, le rendez-vous 2008 déclinera celui de la cuisine, de la nourriture, du repas. Une trentaine de rencontres, avec des historiens, des chefs étoilés, des philosophes, des designers, des écrivains, des vidéastes, des sociologues, des photographes, des comédiens. Mais aussi des projections, des ateliers de dégustations, des démonstrations de cuisine, un marché de petits producteurs et de producteurs bio, des vignerons et leurs vins, des initiations à la cérémonie japonaise du thé, des ateliers d'œnologie, des ateliers de découverte des aliments extrêmes, étranges ou improbables, une 13ème heure sous forme de promenade vidéo insolite, la présentation des lauréats d'un concours vidéo sur la pomme de terre. Et encore un espace jeune public encadré par des animateurs, permettra aux enfants de se retrouver pour des ateliers (sculptures de légumes, cuisine, dégustation) et des jeux.
liste des œuvres
- Grinding Onions, Birgit Johnsen et Hanne Nielsen, Danemark, 1995, 6mn27
- La vidéo montre une scène triviale de la vie quotidienne : la rape des oignons. Avec une neutralité scientifique, la caméra enregistre la rape des oignons et le résultat des réactions physiques. La vidéo traite de l'expérience collective des larmes et, en raison de la mise en scène perceptible, le spectateur est confronté au concept de la douleur.
- Cultural Soup, Paul McCarthy, avec Mike Kelley, Étas-Unis, 1992, 6mn55
- McCarthy écrit : «Le mélange de la jeunesse - de l'Éducation, de la préparation d'une soupe. Le fils engendre le père. Le père engendre le fils. L'Éducation comme masturbation.»
- Thank You, celandic Love Corporation, Islande, 2002, 3mn
- Trois femmes pénètrent dans un espace blanc, elles-mêmes vêtues de blanc et munies d'attaché cases. Ces derniers contiennent le cœur et les intestins d'un gros poisson : le système naturel du poisson gluant aux reflets argentés. Les trois femmes portent des diamants de pacotille. Elles réparent la victime de leurs lames affûtées, écoutant un hymne à la morue dans leur casque. Le poisson ayant beaucoup donné, il peut à présent recevoir. De tout temps, l'Islande a toujours représenté la plus grande ressource en cabillaud.
- Le Goûter, Valérie Mréjen, France, 2000, 4mn
- Une jeune femme reçoit des amis pour un thé.
- 66 scenes of America, Jorgen Leth, Danemark, 1982, 42mn
- extrait de 4 mn la scène devenue fameuse où Andy Warhol mange péniblement un hamburger.
- Supermâché, Laurent Sfar et Pascal Guillaud, France, 2007, 17mn
- Les institutions, leur fonctionnement sont finement observés par ce jeune artiste, qui place le plus souvent son action par rapport au contexte : organiser un rodéo de sangliers dans les allées d'un supermarché (un grand moment d'éthologie). Un de ces jeux sérieux qui prend appui et sens dans sa proximité avec le réel.
Dans les actions filmées par Laurent Sfar, l'animal et l'homme sont confrontés aux limites de leurs compétences physiques ou sociales : modifications de contexte (des sangliers au supermarché), mises en situation incongrues (l'artiste tête en bas), ou encore, reportage sur des situations organisées par l'homme (chasse au sanglier). Dans cette véritable confusion des rôles, l'homme joue une partition qui semble absurde et inadaptée. D'autant plus lorsqu'on apprend que les sangliers guest-stars sont élevés "pour être chassés": tout ne serait donc qu'artifice et compromis ? Françoise Lonardoni
- Nourriture, Jan Svankmajer, Rép. Tchèque, 1992, 17mn
- Que ce soit au petit-déjeuner, au déjeuner ou au dîner, les personnages se voient transformer en machines distributrices de fast-food, assaisonnent allègrement leur corps avant de s'en délecter, ou bien dévorent absolument tout ce qu'ils ont à portée de main?
- Adoration, Olivier Smolders, Belgique, 1987, 15mn, n&b
- D'après l'histoire de Sagawa, un étudiant japonais qui tua, dépeça et mangea une jeune hollandaise dans un appartement à Paris.
Lieu
IMEC
Abbaye d'Ardenne
14280 Saint-Germain-La-Blanche-Herbe
www.imec-archives.com
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